Le président iranien Massoud Pezeshkian lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 23 septembre 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
Dans un discours très offensif devant l'ONU, le président iranien a promis mercredi à Donald Trump que son pays ne "baisserait pas la tête", s'estimant victime du "terrorisme" américain.
Répondant au locataire de la Maison Blanche, qui la veille menaçait d'"annihiler" l'Iran, Massoud Pezeshkian a prévenu que "la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l'intimidation grandissante".
"Nous n'avons jamais été un agresseur", "jamais démarré de guerre", a martelé le président iranien, plus haut responsable de Téhéran à se rendre sur le sol américain depuis la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.
Le président iranien Massoud Pezeshkian tient une photo d'Ali Khamenei, ancien guide suprême de l'Iran, lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 23 septembre 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
Dans son discours à la même tribune mardi, le président américain disait avoir "une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l'Iran (...) ou est-ce que j'anéantis la République islamique (...)?".
Malgré ces coups de menton des deux dirigeants, le dialogue a repris depuis la veille entre les équipes de Washington et Téhéran à l'occasion de cette grand-messe annuelle de l'ONU, qui rassemble chaque année à New York toute la fine fleur de la diplomatie.
Mais la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz reste au coeur du conflit, et rien n'indique que cette reprise du dialogue puisse déboucher dans un avenir proche.
. Retour de Poutine à la table ?
Sur la guerre en Ukraine, l'un des autres grands sujets de la journée, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a dit que Donald Trump avait invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 en décembre aux Etats-Unis.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio lors d'un point presse après une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 23 septembre 2026 ( POOL / Yuki Iwamura )
Une façon pour les Américains de relancer des discussions au point mort dans ce conflit qui ensanglante l'Europe depuis quatre ans et demi.
Moscou n'a pas encore répondu à l'invitation mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu devant le Conseil de sécurité que la Russie ne ferait "pas de pause" dans sa guerre.
A la tribune de l'Assemblée générale, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est livré à une nouvelle attaque en règle contre le président russe, dont il a répété qu'il était seul à l'origine de la guerre, et qu'il a accusé d'envoyer au front non seulement ses propres citoyens mais des hommes issus de "47 pays" différents.
. Le Golan, objet de discorde
Le président syrien Ahmed al-Chareh a profité de la tribune pour répéter que le plateau du Golan, en grande partie occupée par Israël, restait "un territoire syrien".
Le président syrien Ahmed al-Chareh lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 23 septembre 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
Celui qui a pris le pouvoir après la chute de Bachar-al-Assad a assuré que "toute tentative qui viole notre souveraineté et le droit international sera stoppée", alors que cette région a été annexée par Israël en 1981.
Une déclaration qui a provoqué une réaction immédiate du ministre de la Défense israélien, Israël Katz.
"Ma réponse au président syrien (...) est claire: le Golan sous souveraineté israélienne fera pour toujours partie intégrante d'Israël", a déclaré Israël Katz dans une vidéo.
. Milei à l'assaut
Le président ultralibéral argentin Javier Milei lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 23 septembre 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
Le président ultralibéral argentin Javier Milei, allié de Donald Trump, a lancé une virulente attaque contre l'ONU, devenue selon lui "une organisation inutile, qui ne sert qu'à nourrir une caste de parasites".
Sur la même ligne que le président américain, il a fustigé les craintes sur les dangers de l'Intelligence artificielle (IA), parlant de "scénarios dystopiques auxquels on fait habituellement référence pour instiller la peur et favoriser le contrôle de l'Etat".
. L'IA en débat
Le patron d'OpenAI, Sam Altman, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'intelligence artificielle, le 23 septembre 2026 à New York ( AFP / ANGELA WEISS )
Au Conseil de sécurité, une réunion a démarré dans l'après-midi qui réunit pour la première fois dans cette enceinte des pontes de cette technologie, dont le patron d'OpenAI, et des dirigeants de quinze pays.
De nombreux pays dont la France, à l'origine de cette réunion, ses partenaires européens et le Canada réclament une régulation de l'IA, après une multiplication des dérapages des modèles les plus avancés et des mises en garde de hauts responsables du secteur.

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